Les dangers du communautarisme

Publié lejuin 13, 2011 par

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Les motivations pour pratiquer l’IEF semblent aussi nombreuses que les individus qui le choisissent.

Depuis le traumatisme personnel vécu à l’école, l’échec du système scolaire constaté sur des ainés, une réflexion pédagogique, un désir libertaire, l’engagement politique, et parfois aussi le fondamentalisme religieux.

(A mon idée les vrais “sectaires” préféreront mettre leurs enfants à l’école quitte à les débriefer à la maison, se sachant sous l’œil avisé des instances gouvernementales, pour vivre heureux vivons cachés!!)

En aucun cas donc, il ne peut y avoir de communauté “non-sco”.

Si toute motivation honnête est légale et respectable,  je n’ai personnellement rien a voir avec un fondamentaliste musulman ou catholique ou juif,  pas la moindre solidarité possible et pas le moindre échange constructif ni même  intéressant tant nos motivations sont antinomiques.

Mon seul fondamentalisme repose sur la déclaration des droits de l’homme!

Il est d’ailleurs tout à fait dangereux de laisser planer la notion même de communauté de parents instruisant leurs enfants , comme si ce choix en lui même unissait les individus.

Est ce que je devrais être solidaire des racistes du seul fait que je suis blanc, solidaire des misogynes en tant qu’ homme ou des homophobe en ma qualité d’hétéro?(etc…)

Notre Sarko national qui a bien digéré la formule attribuée à Machiavel :”diviser pour mieux régner”,  instille le communautarisme dans la société pour fournir des boucs émissaires au bon peuple. Le peuple aime qu’on lui désigne les coupables et qu’on le conforte dans l’idée que tous ses maux viennent de “l’Autre”. Tous les politiques à tendance totalitaire on compris ce principe!

Le moindre faux pas d’une famille en IEF  permettrait  donc de clouer au pilori de la vindicte populaire tous ses tenants et de mettre à mal la légalité de sa pratique.

Hélas les sévices sociaux (houps, le lapsus), sont les représentants du peuple, les juges statuent au nom du peuple et les législateurs légifèrent au nom du peuple .

Je ne peux donc pas me sentir solidaire par principe avec tous les “non-sco”, par contre tout me pousse a dénoncer et à combattre l’injustice faite à ces familles, mais en tant qu’individu, de citoyen, d’être humain et non parce que demain je pourrais me trouver dans la même situation d’iniquité.

eLeF aussi

Publié dans : instruction en famille